Publié le 12 oct. 2020

Sormani

Gâteau sur la cerise (17e)

Je me souviens du Sormani d’avant. Fayet a passé la main à son sommelier et, après trois années de « covoiturage », le jeune homme est aux commandes depuis septembre 2019. Grèves, Covid, il a les nerfs solides et une juste idée de ce qu’il faut faire pour fidéliser une clientèle convaincue. Une touche de modernité de nature à étonner sans effaroucher, une baisse des prix moyens, une carte des vins très bien tenue et tarifée avec réalisme (premiers prix : 27 euros pour un sangiovese des Abbruzzes, 29 euros pour un barbera d’Asti). Sur un risotto d’anthologie, il nous a servi le plus épatant et le plus moderne des vins siciliens, léger en alcool et en couleur, d’une inattendue fraîcheur, on le croyait venu des monts du beaujolais, pas du versant nord de l’Etna. Pour les amateurs de beaux vins pas chers, Sormani est le dernier refuge parisien. Et, cerise sur le gâteau ou plutôt gâteau sur la cerise, voilà une page entière de millésimes des vins de la Romanée-Conti, il a presque toute la gamme, à des prix incroyablement bas. Entre deux et trois fois moins chers que ce qu’on trouve dans le commerce, sur les sites haut de gamme et, bien sûr, dans les établissements de grand luxe. Un exemple, la romanée-conti 2016 à 7 680 euros ou la-tâche 2016 à 2 474 euros (contre 20 000 et 4 800 dans le commerce, prix relevés sur winesearcher.com). Le nouveau boss s’appelle Franck Potier-Sodaro, 39 ans, très sympathique et, en plus, bienfaiteur de l’humanité riche et a
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